Les Bons Plans de Manon : se faire tatouer à Bali !

Je vous l’accorde, ce n’est pas ce qu’on fait en premier en allant à Bali ! Mais si l’envie vous prend, voici quelques conseils et bonnes adresses pour repartir avec un souvenir indélébile 🙂

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Kuta, temple du tatouage

Certains d’entre vous m’ont demandée quel tatoueur j’étais allée voir, si c’est « safe » etc. Vous avez l’embarras du choix dans le quartier de Kuta, le plus dur étant du coup de choisir. Le mieux est encore de taper à leur porte et poser toutes vos questions, in english of course 😉 Je vous déconseille de lire les forums sur le net qui pullulent de commentaires contradictoires et flippants.

Où ?

Pour ma part, je suis allée à Balinesia Tattoo Studio et je ne regrette absolument pas mon choix. L’hygiène est irréprochable, ils parlent très bien anglais et le résultat est impeccable. Cela fait maintenant 2 ans que je l’ai et rien n’a bougé. Pour les trouver facilement, c’est ici.

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Question prix ?

De mémoire, j’ai payé 1 200 000 Rp ce qui fait 70 € pour un tatouage tout autour de la cheville gauche. Le dessin et la pose ont duré environ 1h, en sachant que je savais déjà ce que je voulais.

Derniers conseils

Pensez-y à deux fois avant de faire un tatouage. Inutile de vous rappeler que c’est à vie 🙂 L’hygiène est primordiale, donc il vaut mieux payer plus cher et s’assurer que votre santé n’est pas en jeu que courir le risque d’avoir un pépin par la suite. Pensez également à ne pas exposer votre tatouage au soleil et à l’eau de mer pendant 2-3 semaines et à hydrater régulièrement.

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Bonne séance !

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Témoignage pour les Jeunes à l’étranger

Petit élan nostalgique quand on me parle de Bali …

Je viens d’apporter mon humble témoignage sur le site des Jeunes à l’étranger. Prenez le temps de farfouiller, vous y trouverez une mine d’informations sur les voyages abroad, les bons plans et surtout les témoignages de jeunes partis partout sur le globe !

Un étudiant m’a tout particulièrement épaté. Chapeau bas Léon ! 🙂

Je me suis montrée très bavarde, comme d’habitude quand il s’agit de Bali. Il faudra donc beaucoup de souffle pour me lire jusqu’au bout 😉

Cette collaboration avec Bérénice a été super sympa. Si jamais certains d’entre vous veulent apporter leur pierre à l’édifice, n’hésitez pas à la contacter par email : berenice@jeunes-a-l-etranger.com.

Bisous bisous ❤

Fin du voyage prévu dans 3, 2, 1 …

Dimanche 19 avril 2015

3h du matin

Le réveil rugit brutalement dans notre chambre. « Oh non, pas déjà ! » grommelai-je. En mon fort intérieur, je sais que cette sonnerie ne marque pas seulement la fin d’une simple nuit de sommeil, elle signe en fait la fin de six mois extraordinaires, passés sur une île à l’autre bout de mon pays natal. Ce maudit tintamarre n’est qu’une piqûre de rappel : toutes les bonnes choses ont une fin et il est temps pour moi de commencer une nouvelle aventure, ailleurs.

Dodo

Dodo

Flashback : Après notre semaine guidée par les bons conseils d’Agung, nous avons décidé de rester sur Kuta pour nous reposer et profiter une dernière fois de Bali. En improvisateurs professionnels, nous avons échoué sur le quartier sans réservation, comptant sur notre fidèle bonne étoile pour nous aider. Après quelques déceptions, nous avons choisi une valeur sûre : l’Hôtel Solaris à cinq minutes de l’aéroport, chambre tout confort avec piscine et buffet à volonté pour 400.000 Rp la nuit. L’accueil est impeccable, tout est propre et proche des commodités. Je recommande ! Ps : on a conduit une dernière fois un scooter, c’était épique 😉

Hotel Solaris

Hotel Solaris

Nous arrivons à l’aéroport chargés comme des bourricots, avec la ferme intention de partir avec tous nos bagages. La chance est avec nous,  car Air Asia est peu regardante en ce qui concerne le poids des valises. Il ne reste plus qu’à attendre, trouver une position confortable et lutter contre l’envie de dormir. La fatigue accumulée ces derniers jours se fait de plus en plus sentir, malgré l’excitation qui nous maintient éveillés.

Mew Mew

Mew Mew

Ecrire une nouvelle page de son voyage, c’est un mélange complexe entre l’appréhension du futur, la nostalgie du passé, la peur de l’inconnu et la motivation de relever un nouveau défi. Je ressens tout ça à la fois et mon esprit se divise en deux : la Manon épicurienne qui vit sa vie au jour le jour, dans le déni du futur et celle qui anticipe et se confronte volontairement en avance à la réalité. Pas évident de cohabiter avec deux phénomènes pareils, mais je crois que ça fait de moi quelqu’un de plutôt équilibré 😉

Je tiens en équilibre ;)

Je tiens en équilibre 😉

L’aéroport est l’endroit catalyseur de ce mal-être/bien-être qui m’habite tout à coup. Il vient me rappeler que tout à commencer par lui, à mon arrivée et se finit aujourd’hui avec mon départ. Il marque le début et la fin d’un moment de vie, il concentre à la fois l’envie, l’excitation, la crainte et le stress de celui qui voyage, seul ou accompagné. L’anonymat nous accompagne tout au long des procédures à passer : nous ne sommes qu’un énième passeport à tamponner et à vérifier, une énième valise à scanner. Pourtant, nous croisons des milliers de visages autour de nous, sans en regarder un seul. Nous nous fondons dans la masse, auréolés d’indifférence. C’est quand même triste un aéroport…

Nous arrivons enfin à Kuala Lampur à 10h. La transition est en marche. Attention aux yeux, ça va faire mal 🙂

A très vite pour de nouvelles aventures trépidantes !

Kuala Lampur

Kuala Lampur

Trinité balinaise : Trek, Marchés & Rizières

Nous voilà proche de la toute fin ! Les jours sont comptés, l’angoisse monte petit à petit et la nostalgie nous titille déjà. Mais pas question de se laisser aller, vivons ces derniers jours comme s’ils étaient les derniers : NO REGRET !

Le planning entre mardi et vendredi nous semble trop léger, mais après toutes les escapades que nous avions faites, c’est plutôt rassurant de se dire qu’on a presque tout fait. Moi qui avais peur de rater quelque chose et de regretter, je suis contente de voir que notre voyage a été très bien rempli, voire plus que prévu.

Je commence le récit de ces derniers jours par une activité qui nous a enchantés : le rafting dans le Nord Est de Bali ! C’est en effet sur la rivière de Telaga Waja, près de Sidemen que nous avons parcouru les 18 km en rafting. Comment vous décrire la scène : vous prenez une jungle bien verte, vous l’agrémentez de parois rocheuses en altitude, vous encadrez le tout par du soleil et quelques cascades par-ci par là et le tour est joué 🙂 C’était tout simplement extraordinaire, à la fois sportif (surtout pour Nico qui s’est donné à fond pendant que moi je rêvassais) et paradisiaque. La force des courants nous a surpris à maintes reprises, à renverser le bateau et nous a même fait quelques frayeurs ! Mais le cadre et l’équipe de Cili Rafting ont fait de ces 2h de rafting un moment mémorable. J’ajouterai juste que Nicolas s’est fait dans le froc quand notre moniteur nous a annoncé tout sourire qu’on allait descendre une chute « d’environ » 5 m. LOL

Je remercie tout particulièrement Made pour nous avoir donné ce bon plan. Nous n’avons payé que 450.000 Rp lunch compris, ce qui fait à peine 30 euros à deux. Merci mille fois Made !

Dans la catégorie « Activités sportives », nous avons également fait un trek de 2h dans les rizières de Sidemen et dans la forêt de girofliers de Munduk pour rejoindre sa belle cascade. Paisibles, nous avons évolué dans un calme parfait, au milieu de la nature, au gré des explications d’Agung sur les coutumes balinaises. C’était beau et instructif !

Je continue nos aventures avec la rencontre de l’artisanat et des marchés locaux. Agung nous a montré des choses insoupçonnées : le marché de sardines et leur conservation, la fabrication de l’arak qui est l’alcool issu du palmier, l’usine de batik qui est le tissu local et enfin le marché traditionnel de Gianyar. Les marchés nous ont épatés par leur organisation, le savoir-faire dont font preuve les commerçants et l’endurance qu’ils ont au quotidien. Bon par contre, les Occidentaux que nous sommes ont été choqué de voir la viande étalée par terre sous le soleil de plomb et le manque d’hygiène flagrant dans ces marchés. Mais ce réflexe m’a presque agacée : oui, ça donne pas envie, oui, ça attire sûrement des milliers de microbes et de maladies, mais en attendant, les gènes asiatiques seront mieux préparés aux nôtres en cas de sinistres planétaires. Dans le fond, c’est eux qui ont raison. Pourquoi se surprotéger par des emballages futiles quand on peut préparer notre corps à se préparer au pire ? Enfin, peut-être qu’à mon retour je suspendrai mon steak sur la corde à linge pour tester mon organisme … haha

Nous avons ponctué notre tour par pleins de visites variées et sympas : Taman Ayun intitulé le « beau jardin » à Mengwi, le bain d’eau chaude au soufre à Munduk, le plus grand temple bouddhiste de l’île Brahma Asrama Vihara, Virgin Beach ou la fameuse plage où on voit jouer Julia Roberts dans Mange, prie, aime, le village traditionnel de Penglipuran et le Temple Mère de Bali, Pura Besakih. Que de mots fades et sans consistance. Voici quelques images pour vous régaler :

Après 6 mois passés sur Bali, on pourrait ouvrir une agence de tourisme spécialisé dans les plus bels hôtels à voir. Je vous présente notre joli palmarès : Albian Ayun à Sidemen, j’ai négocié au prix fort : seulement 350.000 Rp pour une chambre spacieuse avec piscine, terrasse vue 180 degré sur les rizières et un petit déjeuner le plus copieux qu’on ait connu. Just awesome !

Dans le même style, il y a Made Homestay à Munduk avec une grande chambre et une mignonne terrasse avec une vue imprenable sur les rizières et montagnes environnantes. Nous avons dégusté, et de loin, le meilleur repas dans un hôtel depuis le début de cette aventure. Des portions copieuses et des plats très savoureux. Le tout pour seulement 200.000 Rp ! Je recommande sincèrement 🙂

Voili voilou les amis, cet article signe la fin d’une très belle étape de notre vie, un voyage comme il est rare d’en vivre. J’ai idéalisé Bali le samedi 25 octobre 2014 à mon arrivée sur l’île, et je continue de le faire, ici à Hanoi, en ce mercredi 22 avril 2015.

Bali n’aura pas été simplement une étape « stage-vacances-excursions », ce petit mot de quatre lettres a désormais une saveur toute particulière dans mon cœur. J’ai aimé cette province, avec ses trésors cachés et ses travers, j’ai aimé parler sa langue et goûter ses mets, j’ai aimé rencontré son peuple et partager nos coutumes, j’ai aimé croiser le sourire de ses gens, j’ai aimé Bali tout simplement. Ces derniers mots ne sortent pas de la bouche d’une jeune idéaliste-optimiste-pacifiste, non, ils sortent de la bouche d’une jeune femme qui a passé 6 mois avec lucidité et curiosité dans une province inconnue. Bali, je te dois beaucoup, mais je te dis surtout… à très bientôt ! ❤

SAYA CINTA BALI

TERIMAKASIH BANYAK UNTUK SEMUA

A pluche !

A pluche !

Ascension du Mont Batur : Fait !

Je pourrais commencer ce tour de Bali par ordre chronologique, ce qui serait certainement le plus logique et le plus pratique pour moi. Mais je préfère commencer par mes coups de cœur et ces petits moments qui font que vous restez sur un petit nuage, longtemps après l’instant magique. Je décide donc volontairement de tortiller la frise du temps pour faire un bond mercredi soir.

Vue du Lac Batur

Vue du Lac Batur

Nous roulons vers Kintamani et ses collines verdoyantes pour y trouver un refuge pour la nuit. En effet, le jeudi matin sera exclusivement réservé à l’ascension du Mont Batur, qui dure entre 1h30 et 2h selon l’allure. Il faut se lever tôt, vers 3h du matin pour être certain d’assister au lever du soleil une fois au sommet de ce volcan, encore actif, et qui a d’ailleurs à son actif plus de 20 éruptions depuis moins d’un siècle ! (Mon jeu de mot était naze) Le mont Batur culmine à plus de 1 717 m de hauteur, ce qui n’est pas rien tout de même 🙂

Nous trouvons un hôtel pas cher et tout à fait correct pour 200 000 Rp la nuit. L’hôtel Segara a l’avantage de n’être qu’à 15 min du début de la grimpette, ce qui retarde légèrement le réveil si difficile. Nous mangeons dans un warung très sympa, tenu par Ketut et son épouse, dont les plats sont tout simplement exquis. Ketut nous fait même l’honneur de jouer de la musique pour nous :

Ketut est dans la salle !

Ketut est dans la salle !

Pour digérer, nous décidons de nous balader au bord du lac et d’admirer les trésors de Mère Nature.

Wow

Wow

Petite frayeur : Il nous manquait des roupies pour payer le guide local pour la randonnée, donc nous nous sommes vite précipités à l’ATM du coin pour retirer de l’espèce. Seulement voilà, au moment de taper mon code, une coupure de courant survient et paralyse l’écran qui devient noir. Cinq de secondes de flottement s’installent entre Nicolas et moi. Silence. Surprise, puis un rire nerveux. Très nerveux. Tout va à 200 à l’heure dans ma tête : Ok, meuf, ta carte bleue vient d’être avalée par le seul distributeur de la région et personne peut venir t’aider. Sachant que les coupures d’électricité peuvent durer jusqu’à 6h, t’es pas dans la merde. Et puis, coup de pouce du destin, j’aperçois dans la pénombre un bout blanc, je tire dessus et MIRACLE, c’est ma carte ! On explose de joie avec Nicolas, un peu comme si on avait gagné à l’euromillion. On peut dire qu’on a eu une bonne étoile sur ce coup là !

"Je sens que ça va être dur"

« Je sens que ça va être dur »

La nuit fut courte mais nous nous levons super excités de commencer. Yussa, notre guide, vient nous chercher en moto vers 4h du matin. Pour grimper le volcan, il faut compter 650.000 Rp pour un groupe de 4 personnes, le prix ne change pas que vous soyez seul ou 2 ou 3. Il comprend bien sûr le transport aller-retour jusqu’au point de départ, plus la collation une fois en haut du sommet. Curieusement, il ne fait pas si froid. Le ciel est splendide, on peut voir toutes les étoiles sans souci et le lac offre un cadre apaisant. On est paré pour la rando de la mort qui tue !

Oui, parce que tout le monde dit que l’ascension est accessible pour tous, peu importe l’âge et la condition physique, MAIS EXCUSEZ-MOI, je suis pas tout à fait d’accord. Ça grimpe dur, surtout sur les derniers mètres où on s’enlise dans de la semoule. C’est personnellement la partie que j’ai préféré, car je n’avais pas à lever ma jambe à 50 cm de hauteur pour escalader les « marches » rocailleuses. Le plus dur est sûrement de porter son poids et de tout reporter sur ses cuisses. Bref, on en a chié, pas tellement physiquement car on est largement bâti pour cela, mais surtout au niveau du souffle. De ce côté là, j’ai rapidement vu mes limites et ce qu’il va falloir rectifier pour les prochaines randonnées ! Yussa a été adorable et ne nous a pas mis la pression pour tenir la cadence.

J’ai ressenti cette ascension comme la représentation de la vie. Pour arriver au but fixé, il faut savoir trimer, travailler dur et constamment pour avoir un jour la fierté d’avoir atteint cet objectif.

Je peux vous dire que ces 1h30 de défi ont été relevé avec peine, douleur et courage. La récompense était au rendez-vous :

Le spectacle était tout simplement merveilleux, tout semblait irréel et hors du temps. Les nuages qui enveloppent les montagnes, le soleil rougeoyant qui pointe le bout de son nez timidement, la présence de Nicolas près de moi, tout était parfait et nos efforts ont largement été récompensés. Le retour sera plus rapide mais pas moins sportif, les amortis ont fait mal et nous laissent encore pas mal de courbatures. Mais c’est bien la preuve que nous sommes vivants et que nous comptons encore bien profiter de la vie !

Je vous recommande vivement ce site, qui en vaut largement la chandelle ! A vos chaussures de rando les amis, le mont Batur n’attend plus que vous 😉

On l'a fait !

On l’a fait !

Padang Bay : trois petits tours et puis s’en vont

Après les îles Gili, nous nous arrêtons un jour sur Padang Bay pour attendre le lendemain notre guide Agung.

Comme d »habitude, la grande urgence est de trouver un hôtel pour la nuit. Nous adoptons la même tactique que sur Gili Trawangan : pendant que Nico garde les bagages, je me lance dans la recherche d’hôtels confortables. Il nous faut idéalement une piscine, la clim, le wifi et l’eau chaude 🙂 Après deux auberges, je trouve notre coin de paradis à Kerti Beach Bungalow, sur l’artère principale de la baie, face à la mer. Pour 300.000 Rp, nous avons tout ce que nous demandons ! Génial, on se précipite dans la piscine pour se rafraîchir de la chaleur étouffante et on se restaure autour d’un bon repas.

L’après-midi, le programme sera léger : sieste, rédaction de rapport de stage, crise de nerf sur l’ordi, puis balade dans les rues de Padang Bay, en début de soirée, pour savourer la douceur du coucher du soleil.

L’endroit est plutôt calme, il y a peu de circulation. La vue est très sympa depuis le port et il y a quelques restaurants chaleureux si on s’enfonce dans les terres. Mis à part cela, Padang Bay n’est pas un spot qui vaut la peine de s’arrêter plus d’une nuit. C’est plutôt un lieu de transition pour les Gili ou Lombok, donc c’est reposant mais pas non plus le Nirvana 😉

Nous attendons le lendemain avec impatience. C’est en effet ce mardi que commence réellement notre tour guidé pour les dernières visites des trésors balinais. Le programme n’est pas assez chargé à notre goût, mais à qui la faute. Nous avons déjà pratiquement tout fait en 6 mois, si on considère les sites les plus connus. Nous avons donné du fil à retordre à ce pauvre Agung qui s’est démené comme un diable pour nous trouver des choses à faire.

Sachez que nous avons été enchantés par ce séjour avec lui et que les découvertes faites ont été bien au-delà de nos espérances !

La suite au prochain épisode 😉

Manung & Nikola (orthographe et prononciation made in Bali)

Moments GILIS

La première étape de nos vacances se fera aux îles Gilis, proches de Lombok. Petit coup de main pour vous repérer :

Pour atteindre les îles, nous avons pris le speed boat Ekajaya, comme pour Lembogan, mais depuis Padang Bay cette fois-ci, car plus rapide. Nicolas s’est débrouillé comme un chef et nous a réservé deux places pour 1.300.000 Rp, soit environ 70 euros l’aller-retour, pick-up compris. Ca peut paraître cher dit comme ça, mais on s’en est sorti vraiment pour pas grand chose, quand on sait que c’est souvent le prix PAR personne !

Après avoir attendu une éternité sous un soleil de plomb, on peut enfin monter. Coup du destin, toutes les places assises à l’intérieur de la cabine sont prises. Pas grave, on peut monter sur le toit. Et là, une ambiance de folie : musique à fond, des bières, du soleil et une brise apaisante. Je ne vous parle même pas de la vue :

 

Une fois débarqué, mission commando pour trouver un hôtel. On s’affole en voyant le nombre de touristes qui arrive en masse, on se dit que ça va être difficile. Pendant que Nico garde nos valises, je me lance à la recherche d’un hôtel confortable avec wifi, clim et piscine. Malheureusement, entre les racoleurs qui me collent aux baskets et les hôtels complets, je dois me rendre à l’évidence : il va falloir revoir les critères et faire des concessions. Le séjour se fera donc sans piscine, mais dans un hôtel charmant, à deux pas de la plage et de l’artère principale, avec une grande chambre pour 450.000 Rp pour 2 nuits ! C’est au moins ce qu’on aurait payer pour une nuit avec la piscine. La négociation vous fait faire des économies, c’est moi qui vous le dit ! 😉

Après un repas copieux dans un restaurant sur la plage, nous décidons de le prendre cool, car la nuit n’a pas été la plus régénérante qui soit. Sachez que circuler sur les Gilis ne peut se faire qu’en vélo ou calèche. Il est purement et simplement interdit de rouler en voiture et scooter. Hop, aussitôt dit, aussitôt fait, nous louons deux vélos datant de l’an mille pour faire le tour de l’île. Il vous faudra compter environ 40.000 Rp par vélo, j’ai comparé avec quatre marchands et ce sont les prix fixés par le marché. La balade se fait à notre rythme, il fait chaud, on s’arrête prendre des photos, boire un jus de citron par ci, savourer une glace à la mangue par là. Tout est paisible sur cette île silencieuse, pas de pollution sonore, juste la mer à perte de vue et le soleil pour nous rappeler que les vacances ont une saveur délicieuse.

Nous avons beaucoup aimé Gili Trawangan car il règne une ambiance de fête et de convivialité que nous n’avions pas remarqué sur Bali. Je ne dis pas qu’il ne se passe rien sur Bali, mais je ne sais pas comment l’expliquer, on s’est de suite senti bien dans cette grande rue pleine d’échoppes et de restaurants, ses odeurs de poissons grillés et d’eau de mer. On se sent comme à la maison, parfaitement à l’aise. Je peins un tableau idyllique mais qui a quand même ses travers : pas de pollution sonore certes, mais que dire de la pollution tout court ? Les déchets s’amoncellent partout sans que personne ne réagisse, c’est choquant et totalement contradictoire avec la logique mise en place pour accueillir les touristes. Je parle pas du contraste entre hôtel de luxe et les taudis dans lesquels vivent la population locale. L’île construit encore et toujours, face à un nombre de touristes croissant. C’est vrai qu’il y avait du monde, mais on nous a dit que ce n’était rien comparé à la saison haute.

Le dimanche sera réservé au snorkeling et au repos. Nous avons pris un package à 120.000 Rp par personne, repas compris, pour plonger à quatre endroits différents sur les Gilis. Bizarrement, les fonds marins ne nous ont pas éblouis ni par leur beauté, ni par leur diversité. Rien qu’on ait déjà vu. Cela confirme notre avis sur Nusa Lembogan, qui est définitivement l’endoit idéal pour voir les plus beaux trésors balinais. Quelques clichés volés sous l’eau :

Nous assisterons au coucher du soleil sur un bar loung en bord de mer, un cocktail à la main. On profite des derniers rayons du soleil, avant de retourner en calèche dans le centre ville.

 

Grande marrade au moment de monter dans la minuscule cabine, on a bien cru que le cheval allait s’écrouler !

La soirée sera passée sur la place du village, où des immenses buffets sont servis à qui veut bien goûter les mets du moment : brochettes de thon, de snapper, de poulet, de crevette, de calamar, tout y est ! C’est très convivial, chacun s’assoit sur une grande table et discute avec son voisin. Il y a même du poisson à faire griller et des gâteaux à emporter. Autant vous dire qu’on a TOUS essayé et ça a été un festin de rois pour à peine 200.000 Rp, soit 15 euros à deux.

Des orages s’abattent sur nous dans la nuit et on a littéralement sursauté quand la foudre a frappé la plage à 100 m de nous ! C’était effrayant et jamais, on avait entendu un bruit aussi impressionnant. Just unbelievable !

Lundi signe le retour d’un merveilleux week-end, reposant et gustativement au top. Retour sur Padang Bay pour commencer mardi notre road trip avec Agung, notre guide prévu pour la dernière semaine à Bali !

Merci de me lire aussi fidèlement, on vous embrasse tendrement ❤

Belle

Belle

This is the end …

Bonjour à tous !

Je brille par mon absence ces temps-ci et je m’en excuse sincèrement. Il faut dire qu’on court d’hôtels en hôtels et que la connexion n’est pas optimale, sans compter les nombreux bugs de mon ordi (si en plus l’informatique s’en mêle, on n’est pas couché !). Bref, tout ça pour vous dire que tout va bien de notre côté.

Désolée ..

Désolée ..

Petit retour sur les news de ces derniers jours.

Nicolas a quitté son agence jeudi soir avec les compliments de son directeur. J’ai quitté la mienne le lendemain, autour d’un délicieux couscous maison chez mon patron avec toute l’équipe 🙂 J’ai été très gâtée : une parure de bijoux au grand complet et un magnifique stylo (pour signer un futur contrat, dixit les managers). Je repars donc avec une belle promesse d’emploi, si jamais mon chemin était amené à recroiser celui de Pierre Porte & Partners. Autant dire que c’est une opportunité que je ne raterais pas !

haha

haha

Les départs de stage font toujours quelques choses. On reste six mois dans une entreprise, on y a ses habitudes, son train train, ses coups de bourres, ses frustrations et ses coups de gueule, mais surtout on la voit évoluer, on apporte sa pierre à l’édifice au fur et à mesure et avec ses propres moyens. Cela demande pas mal de travail et d’implication, mais c’est tellement enrichissant et valorisant ! Ce poste d’assistante marketing-communication m’a ouvert les yeux sur certains points. Je pense que chaque stage permet de faire un bilan sur ses capacités, ses aptitudes dans un environnement X et surtout de voir où sont ses limites et les points à améliorer. Bref, je ressors grandie de cette nouvelle expérience professionnelle et humaine, avec de nouvelles perspectives de carrière. Un grand merci à l’ensemble de l’équipe avec qui j’ai passé de super moments !

No way

No way

Autre chose que je trouve particulièrement pénible dans tous les départs : LA VALISE ! Instant crucial tant redouté qui va déterminer ton humeur et ton sommeil, si tout se passe bien. Sauf que rien n’a fonctionné comme dans nos plans : tu crois qu’une valise, ça se fait en 1h facile, que tu vas pouvoir rentrer l’équivalent d’un container dans un sac de 40 L, bref, tu crois être un super héro, un Macgiver de la valise, MAIS TU TE TROMPES. Résultat de ce combat acharné : pleins d’affaires données et mis de côté pour pouvoir boucler les valises sans faire péter les fermetures. GGGRR, je déteste faire ma valise et encore plus jeter des trucs. Mais c’était pour la bonne cause : vous ramener pleins de souvenirs ! hihi Phrase mythique de Nicolas : « Tu te rends compte que je sacrifie mes affaires pour pouvoir mettre TES souvenirs… Alala, qu’est-ce qu’on ferait pas par amour ! » LOL

L'enfer la valise !

L’enfer la valise !

La nuit a été bien courte : 2h signe la fin du supplice et le début d’une insomnie, car lever à 6h pour embarquer aux Gilis ! Next stop to GILI TRAWANGAN les amis 🙂

PS: Nous avons quitté notre appartement avec une pointe de tristesse. Il était cool cet appart, on y aura passé de bons moments aussi. La fin approche à grands pas, mais avant … VACANCES !

Amed iter

J – 14 !

Le grand compte à rebours a commencé : vendredi 10 avril marquera la fin de nos stages respectifs, et le dimanche 19 avril, nous serons officiellement hors de l’Indonésie. Petite confidence : les crises d’épilepsie me guettent dès que je regarde un calendrier trop longtemps, des sueurs froides me parcourent la nuque dès qu’on me demande la date. BREF, j’ai pas DU TOUT, mais alors pas du tout envie de partir …

Donc plus de temps à perdre, il faut encore et toujours PROFITER !

Une philosophie de vie

Une philosophie de vie

Ce week-end, qui est en fait l’avant-avant dernier, est crucial. J’ai envie de me détendre, de découvrir, mais sans courir partout. Eureka, j’ai trouvé notre prochaine destination : « Chou, je veux retourner à Amed, c’était trop cool ! »

La question du transport se pose alors : taxi en mode relax ou scooter comme au bon vieux temps ? On choisit de partir en scooter car plus économique, plus aventurier et beaucoup plus sympathique pour profiter du paysage.

La route est sinueuse et montagnarde. Le tableau magnifique qui se dresse sous mes yeux est un étrange contraste entre les collines verdoyantes, les forêts de palmiers et le calme apaisant de l’océan. Je redécouvre avec extase le chemin qui nous mène vers notre havre de paix.

Amed. L’endroit parfait pour méditer, pour laisser libre cours à ses pensées. Il règne en ce lieu un calme paradisiaque, une sérénité bienfaitrice auxquelles je m’abandonne volontiers. Ici, vous pouvez arriver éreintée, agacée et déprimée, je crois qu’Amed a le pouvoir de vous détendre en une moitié de seconde ! 😉 Pour la farniente, c’est l’idéal!

Rappelez-vous, nous étions déjà allés à Amed le second week-end après notre arrivée. L’hôtel du Wawa Wewe Rock avait été extra. Nous essayons de varier les plaisirs et d’en trouver un autre. Mais après 1h30 d’investigation, nous nous sommes résolus à retourner à ce fameux hôtel pour plusieurs raisons :

– la vue est sans nul doute LE grand plus de cet hôtel. Etant en hauteur, on profite à la fois de la montagne et de l’océan. La piscine à débordement offre un excellent point de vue 😉

BIM la vue !

BIM la vue !

– Le personnel est super marrant ! On discute en indonésien, on se taquine et on négocie avec le sourire. Résultat des courses : une chambre vue piscine/océan, avec une mezzanine et la climatisation pour 350.000 Rp ! Prix imbattable sur Amed, surtout quand on voit que certaines chambres coutent 90 dollars la nuit !!

On passe l’après-midi dans la piscine, seuls au monde, à faire le bilan de ces 6 derniers mois, se remémorer nos coups de cœur, nos coups de gueule, nos pires moments et surtout les meilleurs, les plus gros fous rires. 3h de complicité et de souvenirs indélébiles.

Le soir, sur le chemin du diner, quelques clichés volés avant le coucher du soleil :

L’océan est à l’honneur ce week-end, c’est la raison pour laquelle nous explorons ses fonds marins en snorkeling sur le spot Japanese Wreck. Nous louons le matériel à un énième Made qui est tout sourire. 50.000 Rp par personne, pour une durée illimitée. Ce qui revient à 4 euros ! Pas une minute à perdre, on saute à l’eau :

Arf, pas de bol, l’eau est plutôt sale, fort courant et on se fait chahuter par une armée de méduse. On est pris de fous rires tellement la situation est loufoque : moi m’accrochant à la corde, Nico derrière qui me pousse  pour que j’avance et moi qui recule dès qu’une méduse s’approche trop. Ce spot est de loin le moins « sympa » qu’on ait fait, même si on a vu des poissons énormes et multicolores. Mon coup de cœur pour le snorkeling restera Nusa Lembogan sans aucune hésitation !

La mer n’est pas la seule à réserver des surprises  :

Qu’est-ce qu’on a ri en voyant les bateaux rentrés sur Amed et débarquer les tonnes de poissons dans leurs bacs, c’était inoubliable. Par curiosité, j’ai demandé le prix pour un poisson : 5.000 Rp soit même pas 10 centimes. Et pour rentrer à la maison, on s’est totalement planté de chemin à cause de ce foutu panneau dont les flèches ont été supprimées ! Alala, rouler en Indonésie ça aurait été une grande expérience 🙂

Nous voilà requinques comme on dit chez moi, tout frais et tout reposés, mais avec des énormes coups de soleil sur le pif et les épaules 😉

Bisous bisous !

On vous embrasse tous !

On vous embrasse tous !

Rizières, Palais et Made

Le soleil fait son grand retour ! On peut enfin dire au revoir à la saison des pluies et aux averses torrentielles. Chouette, on va pouvoir profiter pleinement de nos escapades …

Il fait choooow

Il fait choooow 

Direction l’Est de Bali, en excellente compagnie, puisque Made sera des nôtres pour ce week-end. Made, c’est typiquement le Balinais avec le smile toute la journée, avec ce rire communicatif à la Omar Sy qui donne envie de rire avec lui, c’est des papotages, des grandes discussions et surtout pleins de moments de partage. Made c’est la GENEROSITE par excellence ! Je recommande ce guide francophone à tous ceux qui projettent de venir sur l’ile. On a quand même évoqué des sujets tendus : homosexualité, drogue, prostitution, sida, religions, police, corruption, pédophilie … sans aucun souci ! Made répondait à toutes nos questions sans s’offusquer et avec bonhomie. J’adoooore Made 😀

Quel homme ce Made !

Quel homme ce Made !

Le planning est musclé : avec une moyenne de 5 spots par jour, on peut dire qu’on a bien exploré l’Est de Bali !

On commence la journée par :

Ce Palais de Justice est chargé d’histoire et de coutumes, retraçant ce qu’un bon citoyen doit ou ne doit pas faire. Il y a notamment le coup de bâton comme dit Made, qui est le juste retour des choses pour celui qui commet des actes répréhensibles. Made nous explique alors que faire des choses mal revient à dire qu’un mauvais esprit s’est emparé de nous. Les cérémonies viennent alors purifier nos mauvaises actions et nous délivrer des démons. Tout est donc une question de karma, qui nous suit jusque dans la mort. Petite différence culturelle : pour les Occidentaux, le Mal s’insinue souvent dans le cœur ou la tête, mais pour les Balinais, il s’agit du ventre. Ah bon ? Oui, ils pensent que tout vient de notre appétit : après un bon repas, l’homme est heureux, sympathique tandis que la faim amène à la frustration et à l’impulsivité. Etonnant, n’est-ce pas ?

Remarque : nous avons vu défiler de nombreux mariés durant ces deux jours… Un signe du destin ? (Josette, maman, pas de panique, on n’en est pas encore là !)

Next stop : la culture du sel ! Nicolas s’est empressé de décortiquer les moindres détails du mécanisme pour fabriquer ce petit cristal. Ce travail est tout simplement remarquable. Il se fera un plaisir de tout vous expliquer dans un prochain article dans la rubrique  » Saviez-vous que … ? ».

On se reconvertit !

On se reconvertit !

Ensuite, nous pénétrons dans le village traditionnel de Tenganan. Wayan, notre guide local déambule dans les rues en nous présentant toutes les particularités des villageois. Par exemple, les femmes doivent obligatoirement se marier avec les hommes de même caste, sous peine d’exil. Des combats d’hommes sont organisés dans les « arènes » du village : le vainqueur remporte le combat s’il arrive à blesser son adversaire dans le dos grâce a une liasse de plante coupante ! Apparemment, même des Australiens ont tenté haha

Petit florilège des coutumes de Tenganan :

Nous finirons la journée dans deux merveilleux temples : Tirtagangga et Taman Ujung. Univers magique grâce aux lacs et aux montagnes alentours. Tout simplement splendide ! Petite préférence pour le palais royal de Tirtagangga qui est plus grand et extrêmement propre. Le jardin est soigné et superbement arboré.

Petite visite guidée des lieux :

La soirée se passera au calme à Teras Bali, un hôtel au top à Sidemen. Le restaurant est cher mais offre de beaux et bons plats. Mention spécial au petit déjeuner franco-danois avec ses fameux croissants et pains aux raisins !! Presque aussi bons qu’en France 😉

Teras Bali à Sidemen

Teras Bali à Sidemen

La journée de dimanche sera plus tranquille avec la visite du site archéologique de Gunga Kawi, le périple dans la forêt de bambou et bien d’autres :

Voilà pour notre dernière escapade avec Made. Un grand merci à lui, car ce week-end n’aurait pas été aussi enrichissant sans ces précieux échanges. C’était génial !

Je tenais aussi à m’excuser pour le retard de cette publication. J’ai mis deux jours à télécharger les photos sur le wordpress. La galère ! Heureusement, l’obstination paye 😉

Bisous Bisous ! ❤

Restons cool !

Restons cool !